L’investissement forestier : fonctionnement et avantage fiscal

Tout contribuable qui souhaite réduire le montant de ses impôts sur le revenu peut opter pour l’investissement forestier. Seul ou à plusieurs, il peut choisir ce type de placement dans la limite de 5 700 euros annuels par personne. Si le risque est limité, mais existant, ce type d’investissement est essentiellement à long terme et s’avère peu rentable. Toutefois, investir dans le « vert » est très tendance de nos jours et séduit de plus en plus de Français souhaitant se constituer une petite rente supplémentaire sans pour autant disposer de revenus importants.
Quel est le principe de fonctionnement de l’investissement forestier ?
Pour réduire ses impôts, un contribuable peut faire le choix d’investir dans le secteur forestier. Il peut faire le choix d’acheter directement une parcelle de forêt par le biais d’une notaire ou d’une Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER), ou bien décider d’investir dans un Groupement foncier forestier (GFF) et devenir ainsi associé dans le cadre d’un achat en commun de parcelles boisées vie une société civile. Outre le GFF, il est possible d’opter pour une Société d’épargne forestière (SEF) ou un Groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF).
En optant pour le dispositif SAFER, vous bénéficiez d’un rendement à hauteur de 1 à 3 % par an. Dans le cadre du GFF, le bénéfice est plus important et la souplesse du dispositif est plus confortable. En effet, vous recevez le prorata de votre investissement sur les parcelles forestières détenues tout en étant libéré des contraintes liées à la gestion desdites parcelles.
Il est à souligner que l’acquisition doit porter sur une forêt, un terrain en nature de bois ou un terrain à boiser.
Quels sont les avantages fiscaux d’un investissement forestier ?
L’achat d’une parcelle forestière est un investissement relativement sécurisé, qui présente l’avantage de diversifier le patrimoine de l’investisseur et de lui apporter un complément de revenu régulier sur le long, voire le très long terme. En effet, le marché forestier est un secteur stable et peu impacté par les évolutions du marché financier et de l’économie. Bien évidemment, ce type d’investissement s’adresse aux contribuables domiciliés en France.
Le principal intérêt de pratiquer l’investissement forestier réside dans l’avantage fiscal qu’il rapporte. En effet, la souscription dans des parts de GFF peut rapporter une réduction des d’impôts sur le revenu à hauteur de 18 % du montant d’achat de la parcelle, dans la limite de 5 700 euros par an pour une personne (soit 11 400 euros pour un couple rédigeant une déclaration d’imposition commune).
Il est toutefois à noter que l’investisseur doit s’engager à conserver ses parts pour une durée minimale de huit années. S’il ne respecte pas ce délai, il devra rembourser le montant de la réduction fiscale dont il aura bénéficié.
En cas de décès de l’investisseur ou d’une donation, les droits de succession et de donation sont exonérés à hauteur de 75 %, à condition qu’il détienne ses parts depuis au moins 2 ans.
En parallèle, l’investisseur peut également déduire les cotisations d’assurance couvrant le risque de tempête à hauteur de 76 % (dans la limite de 6 250 euros par personne, soit 12 500 euros pour un couple). Par ailleurs, le recours au crédit d’impôt est possible pour les travaux forestiers payés par l’investisseur, le GFF, le GIEEF ou la SEF (uniquement dans le cadre d’une parcelle d’au moins 10 hectares d’un seul tenant) et dans le cadre de la rémunération d’un gestionnaire forestier professionnel. Le crédit d’impôt correspond à 18 % des frais, ou à 25 % des dépenses pour les adhérents à une GIEEF ou à une organisation de producteurs.
Les avantages sont relativement limités en termes de rendement, avec un rendement brut qui dépasse rarement 2 % par an, mais il s’agit d’un placement peu risqué qui permet de réduire sensiblement ses impôts. Cette rentabilité est directement liée à la qualité du terrain et à sa localisation. Ainsi, pour gagner davantage, il faut s’assurer de choisir un bon placement. Il faut toutefois garder en tête qu’investir dans une forêt n’est pas sans risque, même s’il est faible. Celles-ci sont en effet exposées aux contraintes phytosanitaires et climatiques.
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